L’aile d’avion produit une force de portance et une force traînée. Mais ces forces dépendent, comme nous l’avons vu ici avec les deux ballons, de la vitesse relative de l’air et de l’angle d’incidence. Elles dépendent aussi de l’aile elle-même, à savoir de son profil. L’idée est de trouver un coefficient lié à ces deux forces qui soient le plus spécifique à l’aile elle-même.

Il est démontré que les forces de traînée et de portance peuvent s’écrire sous la forme :

 

Rx = ½ ρ V2 S . CX (4)

RZ = ½ ρ V2 S . CZ (4’)

 

Ces deux relations (4) et (4’) définissent donc les coefficients de traînée CX et de portance CZ, avec :

 

            • ρ la masse volumique de l’air (1,2 kg/m3 à 20 °C)
            • V est la vitesse relative de l’air sur l’aile
            • S une surface de référence (en m2), surface arbitraire, généralement prise à celle de l’aile (sa voilure)

 

Lorsqu’on regarde les unités dans les formules, on voit que le terme : ½ ρ V2 S a comme unité : kg m-3 m2 s-2 m2, soit kg m s-2. Or une force peut être définie comme le produit d’une masse par l’accélération (accroissement de vitesse par unité de temps, donc en m s-2) qu’elle subit du fait de cette force. L’unité de la force, à savoir le N, est donc aussi le kg m s-2, comme précédemment. étant une force, les coefficients CX et CZ sont donc sans unité.

 

Ces coefficients dépendent donc de l’aile et de son angle d’incidence. Autrement dit, pour une aile donnée, on peut tracer la variation de ces coefficients en fonction de l’angle d’incidence.

 

 

Veuillez choisir la partie désirée:

 

          Partie 1: Coefficient de trainée

 

          Partie 2: Coefficient de portance

 

          Partie 3: La trainée induite

 

          Partie 4: Polaire de l'aile