Nous avons réalisé un montage mécanique avec deux plaques de métal percées d’une multitude de trous, et des tiges filetées permettant de former un cadre, rendu rigide par un serrage d’écrous aux extrémités.

Nous avons ensuite tendu un fil à pêche selon deux lignes verticales et parallèles. Nous avons conçu une maquette d’aile en papier traversée par deux pailles qui rigidifient l’aile et qui lui permettent de coulisser le long des fils tendus. Nous mettons ensuite en mouvement l’aile à l’aide d’un sèche-cheveux.

Les photos 1 et 2 montrent le dispositif réalisé ainsi que la sustentation de l’aile du fait de la portance. L’aile est de forme symétrique, l’effet de portance est donc obtenu avec un angle d’incidence de quelques degrés. Pour autant, l’air est bien soufflé face au bord d’attaque et non par le dessous.

Nous nous sommes également procuré un anémomètre digital, permettant de mesurer la vitesse de l’air. Alors que l’aile est sustentée par l’air du sèche-cheveux, nous avons placé le « ventilateur » de l’anémomètre au bord de fuite de l’aile, côté extrados (photo 3). La vitesse mesurée est de l’ordre de 32 km/h. En le disposant de la même manière mais sur l’intrados (photo 4), nous avons mesuré environ 12 km/h. Nous avons là une preuve de l’effet de survitesse de l’air sur l’extrados vis-à-vis de l’intrados.

 

 

Photo 1 – Dispositif réalisé. Aile au repos

 

 

Photo 2 – Déplacement de l’aile par l’effet de la portance

 

 

Photo 3 – Mesure de la vitesse de l’air sur le dessus de l’aile au cours de sa sustentation
(V 
≈ 32 km/h)

 

 

Photo 4 – Mesure de la vitesse de l’air sur le dessous de l’aile au cours de sa sustentation
(V ≈ 12 km/h)